2019 Mars : Pitcairn et navigation vers les Gambier

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Pitcairn à notre arrivée

C’est après une navigation hauturière de 8 jours depuis l’île de Pâques que nous arrivons à Pitcairn, frais et pimpants, le mercredi 27 février en fin d’après-midi, avec en prime un joli thon en bout de ligne….Miam miam….
On mouille dans la Bounty Bay par 13m de fond dans une belle zone de sable, on n’a pas perdu de temps à chercher puisque nous avons repris le point GPS des amis Ratafia….
Pitcairn, Bounty Bay, ça doit vous évoquer des choses….non ? Et Fletcher Christian ? Ben oui, on parle bien de l’île sur laquelle sont venus se cacher en 1790 les mutins du vaisseau anglais La Bounty.

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Nous voilà avec l’ancre du vaisseau Bounty, au Adamstown Square 

Pour résumer, ce vaisseau La Bounty, est affrété de Portsmouth pour prélever à Tahiti des plants d’arbres à pain et les replanter aux Indes Occidentales, c’est à dire aux Caraïbes, afin de nourrir à bon compte les esclaves des plantations. Bligh, capitaine de la Bounty, est un excellent marin mais exerce une discipline de fer, voire carrément inflige des violences et injustices… Or, les quelques mois de séjour à Tahiti pour amasser les fameux arbres à pain donnent à l’équipage l’occasion d’une vie plus libre voire libertine. Ils se nourrissent bien, se lient d’amitié avec les polynésiens et se laissent tenter par les vahinés peu farouches… Aussi, la perspective de reprendre la mer sous les ordres du capitaine Bligh n’enchante pas les serviteurs de Sa Majesté.
Quelques jours après le départ, Bligh humilie une fois de plus son second, Fletcher Christian, devant les marins subalternes, c’était coutumier. Mais cette fois c’est la goutte qui fait déborder le vase…..et une mutinerie éclate…. en quelques heures, le capitaine Bligh est débarqué dans une chaloupe non pontée avec 18 marins fidèles. Leur sort est peu enviable compte tenu de l’embarcation précaire et des distances à parcourir…
Ainsi, Fletcher Christian prend le commandement de la Bounty et retourne à Tahiti faire le plein de vivres et de vahinés. Mutins, ils risquent la corde et vont être recherchés tôt ou tard. Christian cherche donc une île inconnue de l’Amirauté Anglaise pour s’établir durablement puisque tout retour à la civilisation est synonyme de pendaison.
Et ils jettent l’ancre dans la même baie ou nous sommes mouillés, inhospitalière, battue par la houle de Sud Est. Ils ne sont retrouvés que 20 ans plus tard, par hasard…

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Vue aérienne de Pitcairn, on voit que ça bouge bien autour !

Ces quelques lignes constituent le canevas d’une aventure véridique unique et originale. Nous vous recommandons vivement de lire la trilogie de C.Nordhoff et J.N. Hall (Tome1 : Vie et mutinerie à bord de la Bounty. Tome2 : Le voyage de Bligh et ses 18 marins à bord de la chaloupe. Tome3 : Pitcairn, ce que deviennent les mutins….), c’est passionnant.
A noter que l’excellent Robert Merle a romancé cette histoire : « L’île », livre qu’il définit lui-même comme un roman romanesque basé sur l’histoire des mutins sur Pitcairn. Moins historique cependant !

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Le petit point blanc  en bas c’est Oxygen !

Quand les mutins arrivent sur Pitcairn il n’y a aucun habitant, mais des statues et gravures témoignent d’une occupation antérieure. Aujourd’hui encore, on ne connait pas grand-chose, voire rien, de ces anciens habitants !
Mais revenons à aujourd’hui. Actuellement, il y a 38 habitants sur Pitcairn, 7ème génération de descendants des mutins !!!
Physiquement, vous assistez à un radian de physionomies allant du tahitien à la peau halée et cheveux noirs au type anglais à la peau de rouquin….c’est le miracle des mélanges d’ADN, les aïeuls étant des marins anglais et les aïeules des tahitiennes !

Les  fleurs de Pitcairn

Il y a tant à dire que je ne sais par quoi commencer…
L’île de Pitcairn fait partie d’un territoire britannique d’outremer composé de 4 îles au total. Les 3 autres, minuscules, sont inhabitées : Henderson, Oeno et Ducie. Le tout sur un domaine maritime de 560000 Km2 géré par un administrateur de sa Gracieuse Majesté Britannique depuis la Nouvelle Zélande.
La monnaie est le dollar néozélandais.
La langue officielle est l’anglais bien sûr, mais les pitcairnais parlent le pitkern entre eux, un créole anglo-tahitien, une adaptation linguistique née par nécessité entre les mutins anglais et leurs femmes tahitiennes !

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Tof 5 plan Pitcairn
Minuscule caillou, l’île de Pitcairn fait 4km de long sur 2 km de large. C’est le sommet d’une très haute montagne sous-marine. A son approche, vous voyez simplement des falaises, aucune plage, une vraie forteresse inattaquable.
En revanche, c’est très vert, blindé d’arbres : mélèzes, pins, palmiers, bananiers, manguiers, arbres à pain, frangipaniers, hibiscus. L’île est un vrai jardin où tout pousse à souhait, aussi bien fleurs, fruits que légumes.
Tous les 3 mois, au bon vouloir de la météo, un cargo en provenance de New Zealand, ravitaille l’île en marchandises, carburant, matériaux de construction…
Enfin absolument tout puisque c’est le seul moyen d’approvisionnement. L’île est dépourvue d’aéroport.
Il n’y a que 3 mouillages possibles autour de l’île minuscule. Selon les vents du moment.
Bon nombre de bateaux ne peuvent faire halte et passent leur chemin, même le cargo peut parfois patienter 10 jours au mouillage sans pouvoir débarquer ses marchandises…
Aucun des mouillages n’est vraiment protégé en cas de gros temps…..
Oxygen a la chance de faire escale dans la Bounty Bay, là même où la Bounty avait débarqué.
Face au débarcadère de l’île. Ici, il n y a pas de ponton car trop de houle, et de bons rouleaux à passer !
Le temps de ranger le bateau et il est déjà 17h, nous prévenons par VHF les autorités à terre que nous ne débarquerons que le lendemain matin…..

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Devant les baleinières de déchargement
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Cap’tain Syl avec Charléne, adjointe au Maire

Le jeudi 28 fév. 9h, les copains norvégiens Impuls passent nous prendre à bord de leur annexe et un comité d’accueil composé de Melba, déléguée au tourisme, Charlène, adjointe au maire, et Brenda, officier de douane, nous attend au débarcadère avec colliers de graines de bienvenue !! On a ramené aussi des bidons vides pour approvisionner du gazole. Ils les prennent en charge de suite !

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La route qui monte du débarcadère au village d’Adamstown

Nous sommes pris en charge et escortés en quad et voiture 4×4 au village d’Adamstown.
On est bien contents car la route monte sévère le long de la falaise… La clearance s’effectue au sein d’Adamstown Square, lieu de rencontre de la communauté où se concentrent aussi les bureaux administratifs. Tampon sur les passeports (entrée et sortie en même temps et on inscrira nous- même la date de sortie….pas de chichi…), plan de l’île pour ne pas se perdre ! 50$ par personne, et c’est bouclé. Puis on se balade, on tombe sur l’unique épicerie de l’île tenue par Olive : un joyeux bazar de conserves, bouteilles de vin, hameçons de pêche, paquets de pâtes etc. Pas de fruits ni légumes ! On profite de l’aubaine pour faire nos courses de suite car demain l’épicerie sera fermée, et surtout on achète le trésor de l’île : du miel très réputé (tout comme celui de l’île de Pâques).

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L’épicerie de l’île tenue par Olive, Syl et les copains  norvégiens du bateau Impuls

On apprend vite qu’un colis de vivres frais est concocté à chaque voilier qui débarque comprenant des fruits et légumes récoltés sur l’île, le tout pour 40$. Oxygen aura droit à un régime de bananes, 3 pastèques, 2 choux verts, des carottes, des fruits de la passion à gogo succulents, 3 ananas victoria, des aubergines, des cives, 2 noix de coco, 1 salade verte, 6 avocats, des citrons …. C’est à tour de rôle que les habitants préparent ces paniers garnis de leur potager !

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Sur la terrasse de Brenda Christian (officier de la Douane), partageant une pastèque

En visitant sommairement les alentours nous tombons sur la maison de Brenda, un peu de bric et broc au bord d’une falaise avec vue XXL sur le Pacifique, à faire pâlir tous les resorts hôtels de la Terre ! Elle nous accueille très simplement, partageant une pastèque, nous présente son mari, nous explique sa vie (elle a vécu quelques années à Londres), ses grands enfants, son aïeul mutin (Fletcher Christian)…. on sent parfaitement qu’ils sont contents de discuter avec nous, de partager leur histoire. On en profite pour lui acheter une vingtaine de cartes postales timbrées. Les timbres postes de Pitcairn sont trés recherchés et font toujours la joie des philatélistes….mais faut pas être pressé car les courriers mettent en moyenne 5 mois avant d’arriver à destination !

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La vue de la terrasse de Brenda, sur la droite
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La vue de la terrasse de Brenda sur la gauche avec sa chèvre  et la baignoire !

En ce qui concerne les boutiques de souvenir, c’est simple, il n’y en a pas.
Les habitants de Pitcairn fabriquent des objets en bois, comme des coupelles ou des animaux, et les signent de leur nom, année de fabrication et essence du bois utilisé. Oxygen a donc désormais une belle coupelle fabriquée par Andrew Christian (descendant de Fletcher Christian, accessoirement fils de Brenda…), en 2019 dans du bois de Miro.
Et chacune des familles a un petit stock de produits qu’ils écoulent au gré des rencontres.
L’argent récolté va à la communauté.

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La cote açore de l’île 

Pour résumer, les souvenirs à rapporter sont les pots de miel, les articles en bois et les timbres postes….. Puis quelques tee shirts/débardeurs, mais là on est carrément sur une distribution confidentielle…..
Et il y a un office du tourisme…… qu’on n’a jamais trouvé !
Nous découvrons que les habitants se déplacent essentiellement en quad, le meilleur compromis en raison du relief, de la dimension de l’île et des routes qui sont pour la plupart des chemins de terre.

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La maison bleue de Andrew

Au hasard des chemins, en cherchant le point de vue « Ship’s Landing Point », donc en grimpant continuellement, on arrive à une magnifique maison bleue sur un pic, sans clôture, fenêtres et portes grandes ouvertes mais personne….. On admire la vue vertigineuse sur le Pacifique et après 1/4h l’heureux propriétaire arrive sur son quad, le sourire aux lévres, des tatouages et percings de partout et barbe au vent : Hello, I’m Andrew !!! C’est le fils de Brenda, environ 40 ans, et en plus le pizzaiolo de l’île…. Super on commande des pizzas pour le lendemain midi et on s’invite un peu aussi car normalement c’est à emporter mais nous on préfére les manger chez lui…

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Le bar Chez Olive et Steve, en compagnie des copains Impuls

J’en profite pour vous expliquer que sur Pitcairn il n’y a pas de restaurant, pas d’hotel et un seul bar, situé dans la maison de l’épiciére Olive et son mari Steve, d’ailleurs elle nous y a donné rendez-vous ! Alors là, c’est une maison où une chatte n’y retrouverait pas ses petits mais Olive si… Elle garde absolument tout (faut dire que les ressources sont limitées sur l’île, tout peut servir….un jour !). On y passe un super moment en leur compagnie !!

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Exemple des routes de l’île, le quad est parfait…

Au bout de quelques rencontres, on se rend bien compte qu’il n’y a pas de faux semblant ici, les gens sont très nature. Ils ont passé leur enfance à courrir cette île de long en large sans interdit ou entrave, sans danger sauf ceux de la chute. Ils sont coupés du monde. Pour rappel, il n’y pas d’aéroport. Aussi, pour quitter l’île ou voyager, il faut attendre le cargo trimensuel ou s’enrôler sur un voilier ou un paquebot de passage, ce qui se fait de temps en temps.
Il n’y a donc pas d’évacuation sanitaire urgente possible, au mieux rejoindre par bateau (encore faut il qu’il y en ait !) pour naviguer jusqu’aux Gambier (mini 3 jours), prendre un avion pour Tahiti et ensuite un autre avion pour la Nouvelle Zélande…..
L’école compte en ce moment 3 élèves. Au-delà de 14 ans, il faut aller en Nouvelle Zélande en pension pour 9 mois et ne revenir que quelques semaines l’été, encore faut il que les dates des cargos coincident !

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Accés à la grotte de christian
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Enfin, voici le tunnel de la grotte. Maintenant il n’y a plus qu’a descendre !!

Le vendredi 1 mars, on décide d’aller à la grotte de Fletcher Christian où il avait caché toutes les armes (faut lire les bouquins pour comprendre…), ça grimpe raide et c’est carrément dangereux à mon goût….mais la vue est sublime !

Puis direction la pointe St Paul et sa magnifique piscine naturelle ceinte de roche volcanique.

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La piscine naturelle à la pointe St Paul, c’est superbe !
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C’est l’accès à la piscine, pas le choix faut en passer par là :  la lave !!
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En compagnie de Andrew Christian, chez lui dans la belle maison bleue ! Admirez ses beaux tatouages polynésiens, Syl a du chemin à faire…

Aprés tout cet exercice on monte chez Andrew pour déguster nos pizzas bien méritées et en se branchant sur son réseau wifi pour mettre à jour le site Oxygen avec l’article concernant l’île de Pâques.
Et en repartant on passe par un champ de pastèques à Steve pour l’aider à les ramasser…..
Le Samedi 2 mars, on s’installe chez Olive et Steve pour profiter de leur internet. Les habitants sont Adventistes du 7ème jour, ça veut dire que le samedi c’est leur dimanche et le matin c’est messe, du coup internet est plus fluide !!
J’ajoute qu’ils ne mangent pas de porc, ne fument pas et ne boivent pas d’alcool.
L’île est très verte, propice au potager mais par contre en terme d’animaux c’est pauvre. A part quelques lézards et insectes et ceux amenés par l’homme comme les chèvres, vaches, rats/souris et chats, il n’y a rien. Pas même un chien (le dernier est mort il y a 2 ans) et pas de cochon (interdit de les manger par leur religion, donc ils les ont éradiqués il y a environ un siècle…). A noter la présence d’une tortue géante originaire des Galapagos prénommée Miss T. arrivée à bord d’un bateau vers 1930…..elle se balade en liberté, notre copain Impuls l’a rencontré ce samedi…

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Syl chez Olive et Steve, tranquille….

Mais les conditions météo fraîchissent et Syl ne veut pas laisser Oxygen seul au mouillage, c’est donc sans attendre les copains Impuls qu’il rejoint le bord à la nage… (nous étions venu à terre sur l’annexe des copains….).

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Admirez Syl en train de rejoindre Oxygen à la nage
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Falaise de Pitcairn

Vous l’aurez compris Pitcairn est une escale riche en rencontres, preuve que la qualité n’est pas liée à la quantité !
On a adoré, jamais nous n’avons eu un tel accueil. Nous espérons avoir été à la hauteur de leur espérance……
Le vent fraîchit ce samedi et ça va encore fraîchir davantage dans la nuit, Cap’tain décide donc de lever l’ancre ce soir pour continuer notre périple.

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L’atoll Oeno vu du ciel, un confetti dans l’océan.

A 19h, nous levons l’ancre pour une navigation de nuit afin d’arriver au p’ti matin sur l’atoll Oeno, qui fait partie de l’archipel de Pitcairn. Il y a bien une passe mais nous n’essayerons pas d’y entrer avec Oxygen. On mouille à l’extérieur par 16m de fond et pénétrons seulement avec l’annexe pour une petite exploration.

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L’atoll vu depuis notre annexe, on vient de franchir la passe

Tout est désert, au centre de l’atoll il y a un banc de sable et une île au raz de l’eau, tout est vierge. C’est notre premier atoll dans le pacifique !
Un peu de snorkeling et nous observons des tas de coquillages bénitiers, mais plus petits que ceux de nos églises (Ratafia me dira plus tard que ces derniers proviennent de l’Océan Indien)

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Un bénitier aux lèvres bleues,  d’autres sont vert émeraude, turquoise ….

Nous repartirons le soir même à 17h30 car il n’est pas raisonnable et surtout pas agréable de dormir en dehors de l’atoll. De toute façon les Gambier nous attendent…..
Cette premiére nuit est impressionnante. Dés le coucher du soleil apparraissent de nombreux et gigantesques éclairs d’orage mais qui ne tonnent pas ! Ce sera incessant jusque vers 4h du matin, envron toutes les 10 secondes au nord. Ce n’était pas rassurant, mais au final aucun grain et la météo n’a jamais fraichi, un p’ti mystére donc !

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 Une frégate femelle nous survole

Par contre la seconde nuit c’était tranquille, on avait laissé le code 0 et tout allait bien durant le quart de Syl. Un premier grain sympa sans plus de 20 nœuds de vent, puis un second vers 22h…mais là ça s’est pas passé pareil.
Le vent a fraichi sévère en quelques minutes, Syl devait rouler le code 0, mais seul c’est impossible dans ces conditions, il me réveille et comme 2 forcenés nous roulons la voile avec des rafales de vents jusque 45 nœuds, sous un torrent de pluie … Syl avait mis le bateau en fuite et retenait tant bien que mal l’écoute bâbord pendant que je roulais péniblement au winch le bout sans fin de l’emmagasineur. On dit bout sans fin car il est matelotté en cercle, il n’y a donc pas d’extrémité. Mais je peux vous dire que la manœuvre aussi était sans fin, ça nous a paru une éternité et c’était dur. Moi je n’avais qu’une peur c’est que mon bout se coince m’empêchant de rentrer la voile et Syl voyait les coups de bélier que le vent inflingeait au gréément. Enfin, la manœuvre finie, on fait un état des lieux : code 0 rangé tout vrillé, plissé avec des nœuds inimaginable entre les écoutes, de l’eau dans le carré car nous n’avions pas fermé la porte et nous épuisé mais surtout on voulait savoir si nous avions cassé …. Mais non. Nous avons eu beaucoup de chance. Enfin vers minuit, l’esprit apaisé Syl va dormir. Moi je suis de quart désormais et tout le reste de la nuit sera paisible sous solent !
Le lendemain, sous un ciel chargé et de nombreux grains, nous mettons les bouchées doubles car nous devons rejoindre Ratafia au mouillage des Gambier.
Encart du Cap’tain Syl :
Prochaine rencontre avec RATAFIA !
Mes amis et voisins de ponton, du temps de mon monocoque alu Sterwen à Deauville en 89 du siècle dernier, nous attendent aux Gambier.
Nous ne nous sommes pas vus depuis 1997.
Marc et Jane m’ont été présentés par feu mon cousin éloigné Roger Carpriaux.
Ils ont partagé pendant 20 ans leur passion commune tantôt à Honfleur ou par la suite à Deauville.
Profs à Deauville, ils on sillonné les mers du nord et Baltique jusqu’à St Petersbourg et évidemment toutes les côtes d’Angleterre, d’Irlande et j’en oublie…
Puis, voici 20 ans, ils se sont retirés en Polynésie avec leur inséparable Ratafia, un Sancerre, qu’ils bichonnent depuis bientôt 40 ans. Ils ont bien entendu, outre une grande expérience de la mer, une connaissance affinée de tous ces recoins de Polynésie que nous convoitons. Nous jouons au facteur et avons à bord pour Ratafia une pompe et des victuailles qu’ils ne peuvent trouver sur place !
Nous nous réjouissons de les retrouver.
Marc doit subir une intervention chirurgicale en avril. Ils attendent notre venue pour lever l’ancre des Gambier, villégiature d’été de Ratafia, vers Tahiti.

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Petit thon sur la canne tribord, il fera notre régal

On entre aux Gambier par le passage sud-est et un gentil p’ti thon nous rejoint !
On a rendez vous au mouillage d’Akamaru au maximum à 16h en raison de la marée et de la lumière nécessaire, aidé le guidage de Marc en annexe.
Après un slalom entre les bouées des  fermes perlières et les patates de corail nous mouillons par 80 cm d’eau turquoise. Une merveille de tranquillité : on va bien dormir ce soir !
Nous aurons parcouru 3919mn depuis Bahia de Caraquez, Equateur, soit plus de 7000km….

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L’eau paradisiaque du mouillage d’Akamaru aux Gambier

A bientôt pour vous narrer les Gambier, porte d’entrée Sud Est de la Polynésie Française.

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2 réflexions sur “2019 Mars : Pitcairn et navigation vers les Gambier

  1. Guillanton 21 mars 2019 / 15:29

    Les paysages, les personnes rencontrées, les espaces de liberté … On est loin de nos petites tracasseries et luttes intestines. Prenez du plaisir !!!

  2. Savignac 18 mars 2019 / 00:26

    J adore !!!! Big bisousss

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